Point de situation · Ormuz et les prix

Trump rejette le plan iranien pour Ormuz : ce que ça change pour le pétrole, le gazole, le fioul et le gaz

Version archivée au 9 octobre 2026. La version actuelle avec les derniers chiffres se trouve sur Ormuz : le plan iranien rejeté, quel effet sur les prix ?.

Pétrolier dans le détroit d'Ormuz, carte du passage entre l'Iran et Oman

Le 25 septembre 2026, à l'Assemblée générale de l'ONU, l'Iran a mis sur la table une feuille de route en sept jours : Washington débloque les avoirs iraniens gelés, lève les sanctions pétrolières et met fin au blocus des ports iraniens, et au septième jour l'Iran rouvre le détroit d'Ormuz et les négociations finales commencent (Al Jazeera). Donald Trump l'a rejetée le 26 septembre (CBS News). Le lendemain, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a répondu que l'Iran ne reculerait pas sur ses conditions (Al Jazeera, CBS News). Le 30 septembre, la réponse formelle des États-Unis est arrivée à Téhéran via le Qatar : les deux camps s'accordent largement sur les étapes nécessaires mais restent divisés sur leur ordre, c'est-à-dire sur qui bouge le premier (Gulf News). Depuis, le ton s'est durci. Le 29 septembre, l'Iran a menacé de frapper des infrastructures de la région et un porte-parole des Gardiens de la révolution a affirmé que tout navire tentant de franchir le détroit subirait des dommages (Times of Israel) ; côté américain, on assure que le détroit est sous contrôle, mais les Gardiens de la révolution l'ont déclaré « fermé » et ont contesté la version américaine (Times of Israel). Deux navires ont été touchés le 29 septembre ; le 1er octobre, un pétrolier a pris feu après avoir été frappé, sans qu'aucun responsable soit désigné (UKMTO via Gulf News et Asharq Al-Awsat). Le 1er octobre, Donald Trump a déclaré : « We have to make that decision: We blow them up or make a deal. » Il n'a pas exclu de reprendre les bombardements après les élections du 3 novembre, et un troisième porte-avions est en route (Gulf News). Sur le marché, le Brent (décembre) a bondi de 4,37 % à 102,31 $ le 1er octobre, après la suspension par des raffineries chinoises de leurs exportations de carburants, sauf vers Hong Kong et Macao, selon quatre sources proches du dossier, sans confirmation officielle de la Chine (Reuters via Dawn). Le 2 octobre à 13h14, il cotait 100,03 $ (HeizOel24.ch) ; dans l'après-midi, il est passé brièvement sous 99 $ après la décision du G7 de libérer 100 millions de barils via l'AIE (Trading Economics, The Irish Times). Cette page fait le point sur ce qui passe aujourd'hui par le détroit, rappelle ce qu'ont fait les prix après l'échec de juillet et déroule trois scénarios pour le brut, le gazole, le fioul et le gaz, sans objectif de prix.

1. Ce que l'Iran a proposé, et pourquoi Washington refuse

L'offre est venue en deux temps. Le 22 septembre, un haut responsable iranien a déclaré à Reuters que Téhéran pourrait rouvrir le détroit sous sept jours si les États-Unis relâchaient la pression militaire et levaient le blocus (Israel Hayom d'après Reuters). Le 25 septembre, Abbas Araghchi a présenté la version détaillée à l'Assemblée générale de l'ONU : déblocage des avoirs iraniens gelés, fin des sanctions pétrolières, fin du blocus naval ; des étapes réalisables selon lui en quatre à cinq jours, le détroit rouvrant et les négociations finales démarrant au septième jour (Al Jazeera). D'après CBS News, le paquet comprenait aussi un cessez-le-feu sur tous les fronts de la région, Liban compris, avec le Qatar, Oman et l'ONU comme intermédiaires.

Donald Trump a opposé un refus le 26 septembre devant la presse : « I'm rejecting their deal », l'Iran ne chercherait un accord que parce qu'il perd lourdement (CBS News). Selon lui, les États-Unis contrôlent le détroit (Times of Israel). Le Wall Street Journal rapporte que le président a confié à ses conseillers s'attendre à reprendre les bombardements après les élections de mi-mandat de novembre (cité par Times of Israel). Réponse d'Araghchi le 27 septembre : l'Iran ne reculera pas sur ses conditions, seule une solution négociée peut débloquer la situation, et Téhéran attend que les médiateurs transmettent la position définitive de Washington (Al Jazeera, CBS News).

Au 2 octobre : la réponse est là, l'accord non, et les menaces se précisent. Araghchi a rencontré les médiateurs qataris à New York le 28 septembre et attendait la réponse formelle des États-Unis pour mardi (Al Jazeera). Trump a déclaré à Axios le même jour : « They want to make a deal, but it is not the deal that I want to make », et a nié toute concession : « I offered them NOTHING! » ; un responsable américain a qualifié les discussions indirectes de « positives et constructives », tout en excluant un accord sans règlement du dossier nucléaire (CBS News). La réponse est arrivée le 30 septembre via le Qatar : selon Gulf News, les deux camps s'accordent largement sur les étapes nécessaires mais restent divisés sur leur ordre, autrement dit sur qui bouge le premier. Les exigences iraniennes demeurent : fin du blocus naval, suspension de sanctions, déblocage d'environ 12 milliards de dollars d'avoirs gelés, cessez-le-feu régional incluant le Liban ; Washington veut un paquet global couvrant le programme nucléaire (Al Jazeera). Araghchi : « We are fully prepared for the time for the war to be resumed » (Al Jazeera).

Depuis la réponse américaine, le ton se durcit des deux côtés. L'Iran a menacé le 29 septembre : le négociateur en chef et président du Parlement, Ghalibaf, a dit que dans une région où l'Iran ne peut pas vendre son pétrole, personne d'autre n'en vendra, et que si la sécurité de l'Iran n'est pas garantie, aucune infrastructure ne restera à l'abri ; le porte-parole des Gardiens de la révolution, Mohebbi, a déclaré : « Any vessel attempting to pass through sustains damage, either we strike it, or it hits a mine » (Times of Israel). Washington répond qu'il contrôle le détroit (Times of Israel, 26 septembre) ; les Gardiens de la révolution l'ont pourtant déclaré « fermé » le 29 septembre et ont contesté cette version (Times of Israel). Le 1er octobre, Trump a dit : « We have to make that decision: We blow them up or make a deal » et « It's gonna end very soon, one way or the other » ; la reprise des bombardements après les élections du 3 novembre, il l'a laissée ouverte. Le groupe aéronaval de l'USS Theodore Roosevelt a quitté San Diego le 27 septembre et doit arriver en mer d'Arabie entre fin octobre et fin novembre, pour rejoindre l'USS George H.W. Bush et l'USS George Washington (Gulf News). Le 1er octobre, un pétrolier a en outre été touché dans le détroit d'Ormuz par un projectile inconnu ; il a pris feu, l'équipage est indemne et aucun responsable n'a été désigné (UKMTO via Asharq Al-Awsat).

L'offre en sept jours a donc échoué, mais le canal est ouvert et l'écart plus étroit qu'il y a une semaine. Les deux capitales lisent la situation à l'opposé : Washington voit un Iran sous pression qui n'a rien à obtenir, Téhéran estime que la balle est dans le camp américain. L'histoire récente invite à la prudence dans les deux sens : après l'échec des pourparlers d'Islamabad, les États-Unis ont imposé leur blocus en avril, un mémorandum a pourtant vu le jour en juin, puis le cessez-le-feu s'est effondré le 8 juillet (Wikipedia, 2026 Strait of Hormuz campaign).

2. Ce qui passe réellement par Ormuz aujourd'hui

D'après les chiffres de flux, le détroit n'est pas fermé, c'est un goulet, et pour le brut le flux est revenu : Kpler a compté 13,5 millions de barils de brut par jour par Ormuz le 28 septembre, niveau d'avant-guerre selon IBTimes ; pour les produits raffinés, en revanche, seulement 677 000 barils par jour en moyenne sur sept jours, contre 3,6 millions avant la guerre (Kpler via IBTimes UK, 1er octobre). Ces chiffres reposent sur des bases différentes et ne se comparent pas directement : 13,5 millions est une valeur journalière pour le brut, alors que la moyenne de septembre était d'environ 9,72 millions de barils par jour, après un plus bas de 2,2 millions en juillet (Splash247 d'après Kpler, 30 septembre). Goldman Sachs estimait fin septembre qu'environ 23 millions de barils par jour quittent le Moyen-Orient par Ormuz et les routes alternatives, proche de l'avant-guerre (Bloomberg via Rigzone, 30 septembre) ; le 20 septembre, le CENTCOM parlait d'environ 10 millions, l'Iran lui-même n'exportant pas un baril et les chenaux principaux ayant été déminés (amiral Brad Cooper, Business Standard d'après Bloomberg). La traversée n'a rien de sûr : le 29 septembre, l'UKMTO britannique a signalé deux navires touchés par des projectiles, et le 1er octobre un pétrolier a été frappé par un projectile inconnu, il a pris feu, son équipage est indemne et aucun responsable n'a été désigné (UKMTO via Gulf News et Asharq Al-Awsat). Qui contrôle le détroit est contesté : côté américain, on dit l'avoir sous contrôle, les Gardiens de la révolution l'ont déclaré « fermé » le 29 septembre et ont contesté la version américaine (Times of Israel). Le tableau n'est pas homogène : le 30 septembre, Gulf News parlait encore de brut, de produits et de gaz bien sous la normale, avec de fortes primes de risque exigées par les armateurs. Avant la guerre, environ 125 grands navires de commerce passaient chaque jour par le détroit (Israel Hayom), soit près d'un cinquième du commerce mondial de pétrole et de GNL (EnergyNow). L'écart, c'est ce que le marché compense depuis mars par le déstockage, les pipelines et les exportations américaines.

Les routes de contournement sont elles-mêmes visées. Le pipeline saoudien Est-Ouest, qui avec le contournement émirati acheminait environ 5 millions de barils par jour hors d'Ormuz au deuxième trimestre (Fortune/McKinsey, 17 septembre), a été mis hors service par des drones à la mi-septembre et tourne de nouveau à mi-capacité depuis fin septembre ; les tankers sont à nouveau chargés à Yanbu (Reuters via The Nation, 29 septembre). Selon Kpler, l'Arabie saoudite a exporté environ 5,4 millions de barils de brut par jour en septembre contre 2,45 millions en août, avec environ 2,65 millions par Yanbu, en route vers 3 à 4 millions ; les pays du Golfe ont atteint ensemble 16,33 millions de barils par jour, le plus haut depuis le début de la guerre fin février, contre 19,51 millions en février (Splash247 d'après Kpler, 30 septembre). Le Brent a perdu 2,6 % à 102,59 $ le 29 septembre. Le 24 septembre, l'Arabie saoudite a intercepté six missiles balistiques houthis visant la province de Taïf et la zone de Yanbu, le terminal de ce pipeline sur la mer Rouge ; le Brent a pris 3,4 % ce jour-là (Reuters via Investing.com). Le 26, des drones ont visé Riyad et un missile Khamis Mushait, tous interceptés (Times of Israel). L'EIA, dans ses perspectives du 9 septembre, retient des contraintes jusqu'au deuxième trimestre 2027 (EIA STEO). Notre lexique explique pourquoi le détroit d'Ormuz pèse autant.

3. Trois scénarios après le refus

Scénario 1, l'impasse : le refus tient, les médiateurs poursuivent, le détroit reste un goulet que Washington dit contrôler et que les Gardiens de la révolution ont déclaré « fermé » le 29 septembre (Times of Israel). C'est l'état des lieux au 2 octobre, désormais avec une réponse américaine sur la table. La semaine qui a suivi le refus a montré à quoi ressemble ce scénario : le Brent a bondi de plus de quatre dollars en début de séance le 28 septembre et n'a clôturé qu'environ 1 % plus haut, à 105,28 $, le Qatar annonçant des discussions séparées (investingLive) ; le 29, il a perdu 2,6 % à 102,59 $ avec la reprise des exportations saoudiennes par Yanbu (Reuters via The Nation) ; le 30, le contrat de novembre arrivant à échéance a clôturé à 103,53 $ et celui de décembre à 98,03 $ (Bloomberg via Rigzone) ; le 1er octobre, le contrat de décembre a bondi de 4,37 % à 102,31 $, des raffineries chinoises ayant suspendu jusqu'à nouvel ordre leurs exportations de produits, sauf vers Hong Kong et Macao, selon quatre sources proches du dossier et sans confirmation officielle de la Chine (Reuters via Dawn) ; le 2 octobre à 13h14, il cotait 100,03 $ (HeizOel24.ch) et, dans l'après-midi, il est passé brièvement sous 99 $ (Trading Economics), après la décision du G7 de libérer 100 millions de barils via l'AIE, dès maintenant et sur quatre mois, avec une part « substantielle » de gazole dans les 20 premiers jours (The Irish Times, 16h25). L'offre pousse à la baisse, la diplomatie maintient la prime, et des nouvelles comme l'arrêt des exportations chinoises ou la décision du G7 sur les réserves font bouger le cours de plusieurs dollars en une journée ; le Brent reste bien au-dessus de l'été mais loin du plus haut mensuel proche de 110 $. Pour le fioul, cela veut dire un prix élevé sans direction nette : 1 849 € les 1 000 litres d'ordinaire en moyenne nationale le 1er octobre (prixfioul.fr), 164,57 € les 100 litres en Allemagne le 2 octobre à 12h24 (HeizOel24).

Scénario 2, un accord malgré tout : le brut réagit en premier et le plus fort. Quand des informations sur un accord ont circulé le 12 juin, le Brent a perdu 3,37 % en une séance, à 87,33 $ (Yahoo Finance) ; Goldman Sachs chiffrait alors une normalisation avancée d'un mois à environ 10 $ le baril pour fin 2026 (Yahoo Finance, 21 juin). Le gazole et le fioul suivraient plus lentement, car les stocks américains de distillats sont au plus bas de septembre depuis 1982 (EnergyNow) et la Russie interdit ses exportations de diesel jusqu'à fin octobre (Hydrocarbon Processing). Le gaz suivrait le pétrole, puisqu'une réouverture ramènerait le GNL qatari.

Scénario 3, l'escalade : attaques contre des navires, des pipelines ou des ports, ou reprise des frappes aériennes. Le marché connaît le scénario depuis l'été : après la rupture du cessez-le-feu le 8 juillet, le Brent est passé de 71,57 $ le 1er juillet à 96,78 $ le 24 juillet ; le plus haut de l'année remonte au 31 mars, à 118,35 $ (Wikipedia). Cette fois, c'est plutôt le gazole que le brut qui mènerait la hausse : les stocks sont vides et, le 26 septembre, des drones ukrainiens ont mis à l'arrêt la raffinerie d'Ilski, dans la région de Krasnodar, qui produit près de 6,6 millions de tonnes de carburant par an (Kyiv Independent). Le risque politique est désormais nommé : le 1er octobre, Trump a laissé ouverte la reprise des attaques après les élections du 3 novembre, et un troisième porte-avions, l'USS Theodore Roosevelt, doit arriver en mer d'Arabie entre fin octobre et fin novembre (Gulf News) ; l'Iran a menacé le 29 septembre de frapper des infrastructures et des navires (Times of Israel), et un pétrolier a été touché le 1er octobre (UKMTO via Asharq Al-Awsat). L'issue se joue entre Washington, Téhéran et les médiateurs, pas à la Bourse ; notre page Prix du pétrole aujourd'hui tient le relevé quotidien.

4. Ce que tu dois faire maintenant, et ce qu'il faut éviter

Ne pas acheter ni vendre sur un titre de presse, mais prendre acte du changement : la seule nouvelle capable de faire baisser le fioul à court terme, un accord sur Ormuz, n'a pas disparu depuis le non de Trump du 26 septembre, mais il n'a pas de date : la réponse américaine du 30 septembre règle les étapes, pas leur ordre (Gulf News). Si ta cuve est sous le tiers, commande ; le fioul suit le brut avec quelques jours de retard, et les fournisseurs répercutent les baisses moins vite que les hausses (voir l'effet pass-through). Au-dessus des deux tiers, tu peux attendre, mais tu n'attends plus une échéance, seulement des discussions sans date. Pour t'orienter : le fioul coûtait en moyenne 1 849 € les 1 000 litres d'ordinaire en France le 1er octobre (prixfioul.fr) et 164,57 € les 100 litres en Allemagne le 2 octobre à 12h24, pour 3 000 litres (HeizOel24). La règle complète est sur Fioul : acheter maintenant ou attendre ?, et la question de la semaine sur Le fioul va-t-il baisser ?.

Pour les automobilistes, le gazole restera cher plus longtemps que le brut quoi qu'il arrive, pour les raisons détaillées dans notre page sur la pénurie de gazole de l'hiver 2026-2027 ; en France, l'aide de 100 € pour les gros rouleurs est décrite sur Aide carburant de 100 €. Pour les clients gaz, tout dépend d'une détente avant l'hiver : les stockages allemands étaient à 57,7 % au dernier relevé (Bundesnetzagentur, d'après ZDFheute du 30 septembre) et la ministre Reiche a chargé Sefe d'acheter et de stocker huit térawattheures de gaz d'ici au 15 décembre, en raison de risques géopolitiques persistants (ZDFheute) ; la France était à 80,3 % le 22 septembre (AGSI), détails sur Stockage de gaz et hiver 2026-2027.

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5. Questions fréquentes sur Ormuz et les prix

Le détroit d'Ormuz va-t-il rouvrir ?
Pas pour l'instant. L'Iran a présenté le 25 septembre 2026 une feuille de route en sept jours : déblocage des avoirs gelés, levée des sanctions pétrolières et du blocus, puis réouverture du détroit. Donald Trump l'a rejetée le 26 septembre. Le 30 septembre, la réponse formelle des États-Unis est arrivée à Téhéran via le Qatar : accord sur les étapes, désaccord sur l'ordre (Gulf News). Les discussions continuent, sans date de réouverture (point au 2 octobre). Les menaces montent en même temps : l'Iran le 29 septembre contre des infrastructures et des navires (Times of Israel), Trump le 1er octobre avec « We blow them up or make a deal » et la reprise des bombardements après les élections du 3 novembre laissée ouverte (Gulf News).
Le détroit d'Ormuz est-il fermé ?
D'après les chiffres de flux, pas fermé, mais peu sûr, et pour les produits très loin de la normale. Kpler a compté 13,5 millions de barils de brut par jour par Ormuz le 28 septembre, niveau d'avant-guerre selon IBTimes, mais seulement 677 000 barils par jour de produits raffinés en moyenne sur sept jours, contre 3,6 millions avant la guerre (IBTimes UK, 1er octobre) ; la moyenne de septembre pour le brut était d'environ 9,72 millions de barils par jour (Splash247 d'après Kpler, 30 septembre). Une valeur du jour et une moyenne mensuelle reposent sur des bases différentes. L'Iran n'exporte rien (CENTCOM, 20 septembre). Deux navires ont été touchés le 29 septembre (UKMTO via Gulf News) et un pétrolier le 1er octobre (UKMTO via Asharq Al-Awsat). Avant la guerre, environ 125 grands navires de commerce passaient chaque jour. Qui contrôle le détroit est contesté : côté américain, on dit l'avoir sous contrôle, les Gardiens de la révolution l'ont déclaré « fermé » le 29 septembre et ont contesté la version américaine (Times of Israel).
Que change le refus américain pour le prix du pétrole ?
Moins que le titre ne le laissait croire. Le Brent n'a clôturé qu'environ 1 % plus haut, à 105,28 $, le 28 septembre, est retombé à 102,59 $ le 29 avec les exportations saoudiennes et a terminé le contrat de novembre à 103,53 $ le 30 (Reuters via The Nation, Bloomberg via Rigzone). Le mouvement le plus net est venu le 1er octobre d'ailleurs : le contrat de décembre a clôturé à 102,31 $, en hausse de 4,37 %, après l'annonce d'un arrêt des exportations chinoises de carburants, selon des sources proches du dossier (Reuters via Dawn) ; le 2 octobre à 13h14, le Brent cotait 100,03 $ (HeizOel24.ch). Après la rupture du cessez-le-feu en juillet, le Brent avait gagné un peu plus de 25 $ entre le 1er et le 24 juillet (Wikipedia).
Pourquoi le gazole monte-t-il plus vite que le brut ?
Parce que les produits raffinés manquent : selon Kpler, seulement 677 000 barils par jour de produits raffinés passent par Ormuz, contre 3,6 millions avant la guerre (IBTimes UK, 1er octobre), les stocks américains de distillats sont au plus bas de septembre depuis 1982 (EnergyNow), et la Russie a prolongé l'interdiction d'exporter du gazole jusqu'au 31 octobre pour les producteurs et jusqu'en janvier pour les non-producteurs, en invoquant l'approvisionnement intérieur pendant les moissons et les pénuries après les frappes de drones ukrainiens sur ses raffineries (The Moscow Times, 30 septembre). Le 26 septembre, des drones ukrainiens ont mis à l'arrêt la raffinerie russe d'Ilski (Kyiv Independent).
Dois-je commander du fioul maintenant ?
Oui si ta cuve est sous le tiers. Au-dessus, tu peux attendre, mais plus une date précise : la réouverture en sept jours est rejetée pour l'instant depuis le 26 septembre. Le fioul suit le brut avec quelques jours de retard.
Pourquoi le prix du gaz bouge-t-il avec celui du pétrole ?
Parce que le GNL qatari passe aussi par Ormuz. Après la première offre du 22 septembre 2026, le TTF avait perdu 3,5 %, à 70,66 € le MWh, contre plus de 84 € une semaine plus tôt (finanzen.at).

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